Le bon d’État a obtenu un succès historique, mais qu’en est-il d’une nouvelle opération ? Le ministre des Finances apporte une réponse intrigante à cette question. Ne manquez pas sa réponse dans notre article !

Un succès historique avec 21,9 Milliards d’euros levés


L’émission du Bon d’État d’un an, lancée ce lundi, a atteint un record en levant 21,9 milliards d’euros auprès des ménages belges. Il s’agit de la plus grande réussite financière de l’histoire de la Belgique. La période de souscription, avec un taux brut de 3,3%, a eu lieu du 24 août au 1er septembre. Un total de 234 310 personnes ont souscrit directement via le service des Grands Livres de l’Agence de la Dette, pour un montant total de 7,093 milliards d’euros.

En moyenne, chaque souscription au Bon d’État auprès de l’Agence représentait 30 272 euros. Le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem, qui était l’invité du RTL Info 19H, a qualifié ce succès de « phénoménal ». Il a souligné que cela représentait un signal fort de la part des petits épargnants. Ainsi que des familles et des individus pour exiger des rendements plus élevés que ceux actuellement offerts par les comptes d’épargne. Ce message est clair, et il espère que les banques en tiendront compte.

Une nouvelle opération à venir ? Le bon d’État et l’évolution des taux d’intérêt


Le taux actuel du Bon d’État est nettement plus attractif que ce que proposent les banques. Cependant, se pose la question de savoir si cela relève du rôle de l’État. En mai, Vincent Van Peteghem, ministre des Finances, a déjà interpellé les banques. Il souligne la grande disparité entre les taux d’intérêt que les gens doivent payer et ceux qu’ils reçoivent sur leur compte d’épargne. Malgré cela, le marché financier est resté relativement stagnant.

Il est donc important de stimuler la concurrence dans le secteur bancaire, et le Bon d’État a démontré son efficacité à cet égard. La question qui se pose à présent est de savoir si cette initiative sera renouvelée régulièrement. « C’est envisageable », affirme le ministre.

« J’ai la possibilité de lancer un autre Bon d’État en décembre. Mais cela dépendra du contexte, notamment de l’évolution des taux d’intérêt dans les semaines à venir. Ce qui importe le plus, ce sont les intérêts des citoyens et la compétitivité sur le marché bancaire. »